Un peu de géographie ....
La Vendée se situe au nord/ouest de la France, en bordure de la côte Atlantique.La Vendée est un camaieu de paysages que l'on peut décliner en cinq grandes entités géographiques.
: On peut distinguer à l'ouest du département une côte aux rivages tantôt sablonneux (Saint-Jean-de-Monts), tantôt rocheux (Saint-Gilles-Croix-de-Vie). N'oublions pas la baie de Bourgneuf au nord et la baie de l'Aiguillon au sud qui sont deux vastes zones vaseuses. Plus à l'ouest se situent l'Île d'Yeu et l'île de Noirmoutier. Noirmoutier est relié au continent par un pont mais également par le célèbre passage du Gois, chaussée immersible à marée haute la plus longue d'Europe.
: Il existe deux marais : le marais breton au nord ouest, entre Challans et Beauvoir-sur-Mer, qui s'étend jusqu'en Loire-Atlantique et le marais poitevin au Sud qui est réparti sur tout le sud de la Vendée, le nord de la Charente-Maritime et même le sud-est des Deux-Sèvres. On peut distinguer le marais poitevin en deux types : le marais « sec » à l'ouest et le marais « humide » (aussi appelé « Venise verte ») à l'est.
Au nord du marais poitevin se trouve la grande plaine de Luçon remarquable par sa succession monotone de champs céréaliers.

Les prémisses d'un département
La Vendée est un département avec un passé douloureux, une histoire et une identité fortes. A l’origine de ce département et de sa population, on perçoit une période néolithique « du grec, Âge de la pierre nouvelle » pendant laquelle la population vivait d’agriculture : cueillette, culture et élevage. On trouve en effet, la présence de nombreuses pierres polies pour la réalisation d’outils tels que les haches par exemple. On retrouve également des traces mégalitiques sur les communes de Commequiers, Soullans (dolmens et menhirs)
Les périodes d'invasion
En 67 av Jésus-Christ, ce sont les invasions gallo-romaines à la tête desquelles on retrouve Jules César. Ce dernier négociera avec les Pictons pour s’allier face aux celtes qui menacent plus au Nord. Plus tard, on constate une coopération entre les Romains qui gèrent la cité et les Pictons qui cultivent la terre vendéenne. La Vendée va trouver ses origines de la chrétienté à partir du IVème avec le travail de nombreux évangélisateurs, parmi lesquels Saint Hilaire fait figure de proue.
L’autorité romaine va prendre fin avec les invasions barbares (Wisigoths), qui vont eux-mêmes laisser la place aux Francs avec l’arrivée de Clovis, qui remportera la bataille de Vouillé face à Alaric II en 507. Les invasions Vikings sur les côtes vendéennes et à Noirmoutier particulièrement mettront un terme au royaume des Francs dont la déchéance fut rapide après le décès de Clovis. Les incursions, pillages et massacres vikings prendront fin au cours du XIème siècle.
Durant le Moyen-âge, les abbayes vont prendre une place prépondérante dans la vie des cités et des campagnes ; les moines vont ainsi assécher puis assainir les marais. Durant le XIIIème puis au XVIème, la Vendée connaîtra une période économique de croissance (le développement des ports permettra le commerce : port des Sables en 1472).




Les âniers de la Fnar sont profondément ancrés dans leur territoire. C'est pourquoi chaque mois,
nous vous proposons de partir à la découverte d'un département ou d'une région .
Pour ce mois d'AVRIL une balade en VENDEE où vous pourrez randonner





: Le bocage vendéen occupe la majeure partie du territoire vendéen. Il représente la terminaison méridionale du Massif Armoricain. Succession de champs entourés de haies, ce paysage est surtout propice à l'élevage. On distinguera là aussi le bas-bocage (au centre et à l'ouest) et le haut-bocage (à l'est). Le bas-bocage comprend de nombreux cours d'eau régulièrement alimentés par les pluies océaniques et est peu vallonné. Le haut-bocage situé dans la région des Herbiers et de Pouzauges, est un pays granitique au relief fortement vallonné, on y trouve notamment le mont des Alouettes. Saint-Michel-Mont-Mercure avec ses 290 m se révèle être le point culminant de la Vendée.
: De nombreux bois parsèment le département. Cependant, seules la forêt domaniale des pays de Monts (forêt de pins et de dune sur le littoral) et surtout la forêt de Mervent (à l'est, au nord de Fontenay-Le-Comte) peuvent prétendre au titre de forêt. Quant aux rivières, la Vendée étant un département plutôt humide, de nombreux cours d'eau sillonnent ses terres. On en notera quelques-uns dont la Vie, le Lay, la Vendée, la Boulogne, la Sèvre nantaise et la Sèvre niortaise.


Guerres de religion en vendée
L’arrivée de jean Cauvin (dit Calvin) à Poitiers en va permettre au protestantisme de se développer rapidement en Vendée. Au XVIème siècle, la Vendée va alors être le théâtre des affrontements sanglants entre catholiques et réformés. La lutte prend fin avec la signature de l’Edit de Nantes par Henri IV le 13 avril 1598 : il autorise le culte aux Protestants dans certains lieux et leur redonne les droits civiques. Il confirme d’autre part, aux Catholiques que le Catholicisme reste la religion dominante.
Pourtant en 1622, de nouveaux affrontements éclatent entre Catholiques et Protestants et Louis XIII mènera l’armée contre les réformés et mettra fin à la guerre avec le siège de La Rochelle (ville emblème du calvinisme et de la réforme de l’Eglise) qui se terminera le 30 octobre avec l’entrée du cardinal Richelieu dans la ville portuaire.
Cette victoire sur La Rochelle freine la liberté de culte des Protestants, qui sera complètement enterrée avec la révocation de l’Edit de Nantes par Louis XIV le 18 octobre 1885 à Fontainebleau. Un grand nombre d’entre eux s’exileront vers les Pays-Bas, la Belgique ou encore l’Allemagne.
Le renforcement de la foi catholique en Vendée se fera avec les efforts de Louis-Marie Grignion de Montfort (1673 – 1716) qui, nommé par le pape Clément XI fera de nombreuses missions en bretagne et en Vendée et fondera plusieurs congrégations. Il mourra d’épuisement à 43ans à Saint Laurent sur Sèvre.
Création du département
Suite à la loi du 22 décembre 1789, le département de la Vendée fut créé en 1790: on pensa tout d'abord à l'appeler "Les Deux Lays", associant le nom de deux rivières du département: le petit Lay et le grand Lay qui se rejoignent tous deux dans la commune de Chantonnay. Le nom choisi fut finalement celui de "Vendée", reprenant le nom d'une rivière du sud du département (Fontenay le Comte, mervent,...). Anecdote: La petite histoire veut que les deux députés qui présentaient ce nom des "Deux Lay", avaient des visages si disgracieux, que toute l'assemblée se mit à rire et ils décidèrent finalement de changer le nom du département. La Vendée portait en 1790 le numéro postal 79, sur l'ensemble des 83 départements français.
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