Patrimoine architectural

Donjons, châteaux, villages… le patrimoine historique narre l’aventure tour à tour guerrière, artistique, parfois magique de la Vendée, tandis que les reliques de l’architecture religieuse content la vie et les rites monastiques du Moyen Âge.

Les châteaux vendéens, comme vestiges de guerre, commémorent, du haut de leurs tours rondes ou quadrangulaires, les tourments moyenâgeux de toute la région. A la fois défensifs et riches en aménagements confortables, ces édifices éclairent cette époque, pour peu que l’on se laisse guider dans les pas d’une histoire enflammée. Le donjon d’Ardelay, celui de Bazoges en Pareds ou la tour orpheline de Mélusine à Vouvant se dressent comme des témoins impassibles.

Le mauvais grain de cette tempête guerrière a cédé sa place à la quiétude d’une Renaissance prompte à enrichir des domaines plus résidentiels et des ouvrages d’art qui façonnent les terres : ponts à voûtes brisées, halles charpentées ou un canal à écluse. De somptueuses habitations exposent des coursières belvédères, des cheminées colossales, des rampes cavalières creusées à même la roche au Château d’Apremont et des salles voûtées rivalisant de symétrie et de régularité.

Les effets de la Révolution Française ont laissé des stigmates dans toute la région. La terreur se lit sur les murs dans certains villages et perce les vitraux des chapelles. Il est fort probable que la forêt de Grasla aux Brouzils abrite encore les ombres des réfugiés qui y vivaient en autarcie. Chapelle, forge, huttes, charbonnière enfin reconstituées, traduisent ce passé simple, libre et clandestin.

Extrait de Vendée Tourisme (www.vendee-tourisme.com)

Dans ce qui était le golfe des Pictons, des travaux d'aménagement ont permis aux habitants, à partir du XIè siècle, de créer un vaste marais aménagé à des fins agricoles.

Cet espace que l'on appelle " Marais Poitevin " s'étend sur 100 000 hectares, à cheval sur la Vendée, les Deux-Sèvres et la Charente Maritime.

On distingue deux marais. Sur votre route, vous découvrirez le marais mouillé à Fontaines, au Poiré-sur-Velluire, à Velluire et au Langon. Traversé par la Sèvre et ses affluents, il est d'origine fluviale ; il reçoit les eaux des plaines avoisinantes.
Ainsi, lors des crues, il est inondable. C'est ici que vous pouvez naviguer en plate(barque) et découvrir une végétation luxuriante. L'habitat, très préservé, ajoute une touche de charme supplémentaire.

Le marais desséché, est quant à lui protégé des crues par des levées et des digues. Il est destiné à l'élevage et aux cultures céréalières. La plupart des villages sont traversés par des cours d'eau, conches, ruisseaux ou rivières. La Vendée qui chemine du Nord au Sud dans le Pays de Fontenay-le-Comte est un chemin d'eau supplémentaire dans le Marais Poitevin, baignant notamment les villages d'Auzay et de Chaix.

Profitez de votre séjour en Vendée pour découvrir un patrimoine exceptionnel

MARAIS SALANTS

Les paludiers, qui sont-ils ?

Le paludier est l’homme du marais. Peu de métiers dans nos pays sont encore vraiment manuels, empruntant techniques ancestrales et outils d’il y a plusieurs siècles.

Dans les marais salants, la tradition perdure et l’équilibre entre l’homme et la nature reste bien réel.

L’art du paludier consiste à récolter sur le fond argileux de l’oeillet un sel de grande qualité. L’expérience dans le maniement du las, la connaissance des réglages d’eau dans les différents bassins, la lecture des conditions météorologiques sont autant de qualités indispensables que le paludier acquiert au fil des ans. Il lui faut aussi être résistant pour affronter les durs travaux d’hiver d’entretien des bassins puis récolter et transporter en été 2 à 3 tonnes de gros sel par jour.

Profondément enracinées, les fondations des bâtisses religieuses retiennent des assemblages de pierres finement dressées vers les cieux vendéens. Abbayes, églises et prieurés protègent encore de leurs secrets, la vie et les rites monastiques. Pénétrez dans les murmures de ces édifices mystérieux.

A ne pas manquer

L’abbatiale de Nieul sur l’Autise (XIIème) : un vaste complexe monastique presque intact avec un cloître roman entièrement conforme à l’origine.

Autre abbaye et Prieuré : l’Abbaye de Maillezais et le Prieuré de Chassais Grammont à Saint Prouant
Certains édifices fortifiés : l’abbaye de la Grainetière (XIIe), l’église du Boupère.

Des façades aux portes sculpturales : église de Foussais Payré, de Brem sur Mer, de Fontenay le Comte...
De nombreux ordres monastiques se sont implantés sur les terres vendéennes : Cisterciens, Bénédictins, Grandmontains, Franciscains ou Prémontrés. Ils ont contribué à façonner le paysage, drainant ici un marais, élaborant plus loin une voie de communication favorable aux pèlerins.

Devenue aérienne, l’architecture romane du XIIème siècle annonce déjà le gothique. Elle obéit aux lois de la symétrie révélant des croisées d’ogives, des charpentes sculptées, des fenêtres aux remplages de dentelles, des colonnes, pilastres, frontons et oculi qui reconduisent le vocabulaire et les pratiques architecturales de l’Antiquité.

Les portes de ces monuments illustrent, tel un livre d’images, de fantastiques bestiaires, comme sur le portail nord de l’église de Vouvant du XIIe. Les voussures de portes représentent des personnages et des décors figuratifs tandis que des chapiteaux se détachent des oiseaux, des sagittaires ou des têtes humaines dignes d’une cour des miracles, représentés par exemple sur les chapiteaux de l’Abbatiale de Nieul sur l’Autise. A l’église de Foussais-Payré, de petites arches accueillent des hauts-reliefs retraçant certaines scènes liturgiques essentielles : le Christ et Sainte Madeleine surmontant le Repas chez Simon, la Cène et l’Ascension.

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