
Randonnée avec "Bougres d'Anes"
Le Brionnais a été, aux 11e et 12e siècles, un foyer exceptionnel d'épanouissement de l'art roman. Une trentaine d'églises et chapelles, entièrement ou partiellement romanes, témoignent de la science des bâtisseurs et du talent des sculpteurs.
Les neuf églises principales sont celles d'Anzy-le-Duc, Baugy, Bois-Sainte-Marie, Châteauneuf, Iguerande, Montceaux-l'Etoile, Saint-Julien-de-Jonzy, Semur-en-Brionnais et Varenne-l'Arconce.
Elles sont encadrées par deux pôles majeurs que sont la basilique romane de Paray-le-Monial (en Charolais) et l'abbaye de Charlieu dans la Loire), qui furent, avec le monastère des Dames de Marcigny, les principaux relais de la puissance clunisienne dans la région..









Semur en Brionnais
Au sein d'un des cent plus beaux villages de France cette église romane du 12ème siècle au pla clunisien est surmonté d'un clocher octogonal, rar dans la région. En particulier, son originalité se cristallise la fois dans la présence de trois nefs, l'agencement e l'imbrication des espaces. D'extérieur, un tympan finemen travaillé représentant le Christ bénissant et un linteau où es raconté l'histoire de Saint-Hilaire parachèvent l'édifice
Édifié au 10ème siècle, le château Saint-Hugues, là o naquit l'abbéde Cluny, est considéré comme le plu ancien château fort de Bourgogne. Son anciennet vaut sa rareté avec un donjon carré d'une hauteur de 2 mètres. Ancienne prison, la maison du geôlier abrite un exposition d'affiches de la Révolution


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IGUERANDE
En 1056, Saint Hugues (1024-1109) abbé de Cluny, fit construire un monastère de femmes à Marcigny, puis ouvrir un prieuré destiné à recevoir quelques moines bénédictins. Deux religieuses de Berzé-la-Ville ayant pris l'habit à Marcigny apportèrent au prieuré la seigneurie de Berzé. Marcigny possédait Berzé alors que Cluny se trouvait propriétaire à Iguerandede domaines reçus de Semur. En 1088, après échange, les biens situés à Iguerande devinrent propriété du monastère de Marcigny.
C'est Saint Hugues qui décida de l'idiffication de l'église pour servir de lieu de culte aux moines bénédictins. Les moines devaient gérer les biens que possédait le monastère de Marcigny à Iguerande. Ces biens étaient situés surtout à Charency et Outre Loire.
Paray le Monial
Paray-le-Monial, petite ville de 10.000 habitants dans le Charolais en Bourgogne, est célèbre par son église chef-d'ouvre du style roman bourguignon. Mais Paray-le-Monial est célèbre aussi par les deux saints du 17ème siècle qui y vécurent quelques années, y moururent, et contribuèrent à répandre le message du Coeur de Jésus.Marguerite-Marie Alacoque (1647 - 1690), religieuse visitandine depuis 1671, se dit favorisée de visions et de colloques avec Notre-Seigneur Jésus, ce qui laisse très perplexes ses confesseurs et supérieures. Un père jésuite, Claude La Colombière (1641 - 1682) arrive à Paray en 1675 comme supérieur de la communauté. Confesseur des religieuses du couvent de la Visitation, il rencontre alors Marguerite-Marie : il prend nettement position en faveur de la voyante et la soutient dans sa mission.
La basilique de Paray-le-Monial, fondation clunisienne, fut élevée par des architectes clunisiens à l'époque de l'abbé Hugues, de la moitié du 11è siècle au début du 12è.