la Fourme de Montbrison...
C'est un fromage à base de lait de vache, à pâte persillée, non cuite et non pressée, à croûte sèche et fleurie, d'un diamètre de 13 cm, d'une hauteur de 19 cm et d'un poids avoisinant les 2,2 kg.
Son nom fourme vient du latin forma qui serait aussi à l'origine du mot fromage.
La production était autrefois exclusivement fermière. En période d'estive (de juin à octobre) les femmes et les enfants rejoignaient les jasseries (bâtisse précaire servant à la fois d'étable, de fromagerie et d'habitation). Les hommes, quant à eux, restaient dans les plaines pour s'occuper des foins. La production était exclusivement pastorale ; les fourmes étaient fabriquées à partir du lait collecté quotidiennement. Après affinage, les fourmes étaient vendues sur les marchés locaux d'Ambert et de Montbrison, puis à Saint-Etienne.
Les jasseries ont connu leur apogée au XIXe siècle. Mais très vite, elles ont été remplacées par des fromageries dans les années 1900. D'abord de taille modeste, elles ont très vite mis au point des techniques de fabrication afin de développer et de sécuriser la production qui a été multipliée par 35 en un siècle.
9 mai 1972 : la Fourme d'Ambert rejoint le cercle étroit des fromages d'Appellation d’Origine Contrôlée. Elle partage son AOC avec la Fourme de Montbrison
Sur la commune de La Chaulme (Monts du Forez - 63) se dresse une chapelle du IXe siècle où l'on peut voir au-dessus de la porte d'entrée, sept pierres taillées, appelées pierres dîmales, représentant : le beurre, le saucisson, le jambon, les œufs, le foin, les céréales et la fourme que le serf devait fournir chaque année pour s'acquitter de la dîme.

Les myrtilles:
il s'en ramasse actuellement dans les Monts du Forez 250 à 300 tonnes par an. Si 10% de ces fruits sont destinés à la consommation en frais, confitures ou tartes ( voir gouires aux myrtilles ), 90% vont à l'industrie pour ses confitures, ses gelées, ses sirops, ses colorants, mais, aussi pour ses produits pharmaceutiques.Chaque année, au 15 août, les Monts du Forez célèbrent la myrtille, symbole de ce massif. Spectacles, dégustations, expositions... sont au programmme.
VIANDES et charcuterie
Bovins, porcs, moutons et volailles produisent dans le Haut Forez une viande de qualité.
Les bovins se nourrissent dans les pâtures, les veaux sont élevés sous la mère, moutons et volailles s'ébattent en liberté. Bref la tradition est maintenue.
Le porc mérite un développement particulier, il y a bien sûr quelques élevages industriels (il faut profiter du petit lait des laiteries), mais il y a le porc roi élevé en liberté à l'ancienne : le CHAMPAN.
Bien sûr qui dit champan dit charcuterie toute la charcuterie lyonnaise existe ici : rosette, Jésus, Sac Bardin, jambon de pays, godiveaux, etc.... Toutes les fermes de montagne font leurs saucissons secs, l'altitude se prête au séchage, vous aurez souvent l'occasion d'y goûter et même d'en acquérir.


Le Forez est une région qui sait vivre et accueillir.
Coté terroir, le Forez est riche de spécialités. La viande charolaise et les porcs Champan , vin AOC et fourme de Montbrison et les productions spécifiques de montagne (fromage, myrtilles, charcuterie…) sont les éléments de base des recettes typiques.
LES VINS DU FOREZ
Les vignobles des Côtes du Forez s'étendent sur les premiers contreforts pierreux des Monts du Forez parmi l'épine noir. Ils sont implantés depuis très longtemps sur ces collines puisque le vignoble de l'Annet à BOËN est cité dans une charte de l'abbaye de Savigny en 980.
Le cépage de ces vignobles est le Gamay noir à jus blanc, plant noble, dont la vinification se fait, comme dans le Beaujolais, en raisins entiers donne
"...un vin tonique au goût de silex et de framboise, équilibré et gouleyant, accompagnement merveilleux de nombreux plats." Les Côtes du Forez sont des vins fruités, à boire jeunes et légèrement frais (12°-16°) pour apprécier leurs arômes primaires qui font d'eux des vins équilibrés et gouleyants. Vignoble d'altitude, les quelques deux cents hectares de vigne en appellation (V.D.Q.S) produisent de faibles rendements mais des raisins de qualité qui permet d'élaborer une gamme de produits très complète. Outre le rouge, du rosé et la "moussette d'Astrée" (méthode champenoise) sont élaborés dans les immenses cuves de 400 hectolitres réparties dans les quatre étages de la coopérative. La production atteint plus d'un million de bouteilles dont 50% sont écoulées sur place. Une visite s'impose donc avec dégustation gratuite bien sûr. Leurs qualités n'échappent pas aux Européens puisque plus de 11% de la production est exportée chez nos voisins Belges, Suisses, Allemands, Anglais, Hollandais, Irlandais... qui savent les apprécier.

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