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Les Traditions Populaires

Lo Torn de l'ase - le Tour de l'âne

Le 28 juillet était le jour de la fête votive de Saint Nazaire, un des saints patrons de la ville, qui avait donné son nom à la cathédrale (actuelle basilique dans la Cité).

Cette fête populaire, en marge des célébrations religieuses et des processions, se déroulait de la manière suivante :

Le dernier marié de l'année, le "cap de jovent", monté sur un âne, vêtu d'un costume noir et coiffé d'un gibus, devait parcourir les rues de la Cité, en arborant une paire de cornes, au bout desquelles pendaient des légumes (symbole phallique s'il en est !!!...). Il était accompagné des jeunes de la ville, qui formaient des farandoles toute la journée, en chantant le vieil air "siás coiol, paure òme..." (tu es cocu, pauvre homme).

Les femmes devaient embrasser les cornes en signe d'allégeance.

La fête se terminait par le grand bal et le grand repas du soir, qui se tenaient devant les Portes Narbonnaises.

On ouvrait ce fameux bal par la bataille des "gabels", les sarments de vigne : les hommes mariés entraient dans le bal avec une poignée de sarments, et tapaient sur les jeunes pour les faire partir !

Aujourd'hui, la fête a lieu en octobre, elle a perdu de son côté burlesque, mais elle survit et se perpétue !!!

 

L'âne de Vérone

Il était porté en procession deux fois l'an.Une fille représentant la Sainte Vierge allant en Égypte montait sur un âne, et, tenant un enfant entre ses bras, conduisait une longue procession. Le prêtre, à la fin de la messe, au lieu de dire: Ite, missa est, se mettait à braire trois fois de toute sa force; et le peuple répondait en choeur.

C'était une des plus anciennes reliques de la ville. La tradition disait que cet âne, ayant porté Notre-Seigneur dans son entrée à Jérusalem n'avait plus voulu vivre en cette ville; qu'il avait marché sur la mer aussi endurcie que sa corne; qu'il avait pris son chemin par Chypre, Rhodes, Candie, Malte et la Sicile; que de là il était venu séjourner à Aquilée; et qu'enfin il s'établit à Vérone, où il vécut très longtemps.

Fête des fous et de l'âne

Au Moyen Âge, la fête des fous et la fête de l'âne furent très populaires.

La fête des fous était célébrée le jour de Noël le 25 décembre, ou le jour de l'An ou de l'Épiphanie. Elle rappellait les Saturnales romaines. C'était un temps de liberté où les domestiques devenaient les maîtres et les maîtres les domestiques. En cette seule journée, les valeurs établies de la société étaient renversées et la religion était tournée en dérision.

La fête de l'âne était célébrée dans certaines villes la veille de Noël ou au cours des secondes vêpres le 25 décembre . Cette fête était une grossière parodie de culte en souvenir de la fuite en Egypte, une jeune fille tenant un enfant dans ses bras pénétrait dans une église à dos d'âne magnifiquement paré, suivie de son cortège de fous. Pendant la messe, toutes les prières se terminaient alors par "hi-han". Puis l'âne sortait de l'église dans les acclamations de la foule et le vacarme des cloches. L'Église a rapidement interdit ces célébrations qui prenaient selon elle, un caractère obscène.